Conso/Tendance

 Vendre du sexe à Aix

 

Vitrine de la boutique

Vitrine du X center

 

Alain travaille depuis maintenant trois ans comme vendeur au X Center situé 12 boulevard A.Briand à Aix-en-Provence. Si certains prudes s’étonnent de voir un tel commerce à Aix-en-Provence, ville d’art à la réputation chic, ce jeune employé n’est pas de ceux là.

« l’emplacement du magasin est conforme à ce que souhaite la mairie. A 80 mètres minimum de distance avec les lieux de cultes et les établissements scolaires » tiens à préciser Alain, précisant que « le X Center est à Aix depuis plus de 20 ans ». La boutique interdite aux moins de 18 ans a autant sa place que n’importe quel autre commerce. On peut même penser qu’il n’y a pas de mal à se faire plaisir, et cela peu importe sa bourse.

 

Alors que derrière son comptoir, un écran diffuse une jeune femme qui batifole sur une table à manger avec deux amis adeptes du va-et-vient, Alain prend son travail au sérieux et établit un constat éclairé sur la situation actuelle du marché. « Le plaisir n’est pas vital pour les gens » confie le vendeur, «nos meilleures périodes restent l’été avec les touristes, noël et la saint valentin, mais quand même une baisse de fréquentation de la part des étudiants, surtout depuis septembre ». La faute « au pouvoir d’achat », bien sur, qui prive le commerce d’une clientèle moins aisée qui a surtout maintenant sa place dans les rayons du magasin classé X. « La clientèle a changé depuis quelques années, ce n’est plus le petit pervers qui vient mais des gens de tout âge, femmes comme hommes, de 18 à plus de 80 ans » explique-t-il.

 

De nouveaux clients, c’est la conséquence directe d’une méthode de gestion d’un sex-shop qui vit avec son temps. Le premier coup d’œil à l’intérieur surprendra par exemple le novice. Ici nulle présence de lumière tamisée, ni d’ambiance scabreuse, tout est éclairé pour ne pas avoir peur de rentrer pour mieux observer les produits. Tout ou presque car le bâtiment, propriété de X Center, propose aussi 8 cabines de projections et une salle de cinéma de 30 places. Et surtout une pléiade de produits en tout genre, pour tous les goûts. De la lingerie en passant par les sex toys sans oublier un rayon dvd (achat et location) et les accessoires pour sadomasochisme jusqu’à une importante gamme de préservatifs, X Center a de quoi pimenter la vie sexuelle de ses clients.

 

La meilleure vente restant le désormais classique gode michet vibromasseur. « Les prix vont de 11 à 180 euros mais tout dépend d’abord de l’attente de la clientèle » affirme le vendeur. Il distingue à ce titre deux types de clientes: « Les femmes plus expérimentées privilégient les godes de la marque Réel qui développe des produits justement réalistes. Les jeunes femmes préfèrent la marque Fun Factory. Ils sont colorés et ont des formes de chenilles ou plus fantaisistes ». Une performance de vente que n’atteint pas le fessier féminin en silicone, privilégié pour Monsieur, .et dont le prix peut atteindre les 400 euros mais selon Alain, « C’est normal, les hommes préfèrent les magazines et les dvds ».

 

 

 

 

Arnaud Rollet

 

 

 

Désinvolte DESIGUAL

Plan de communication de Desigual

Plan de communication de Desigual

 

 

Des cordes à linges tendues à hauteur des passants  portent des vêtements en technicolor… La semaine dernière, de la rue de la République au cours Julien, flottait une ambiance de Dolce Vita dans les artères marseillaises. Pourtant, rien d’italien dans ce curieux décor mais une initiative ibérique. Pour se faire connaître, plutôt que de diffuser en boucle des spots radios, ou s’afficher en 4X3, la marque espagnole Desigual offrait 500 pièces de sa collection aux marseillais. Comment ? Tout simplement en décrochant l’article de votre choix suspendu aux fameuses cordes à linges… Et en repartant avec ! Une première du genre pour l’enseigne atypique. « Nous voulions créer un évènement sociétal » explique Nicolas Faure, attaché de presse de Desigual. Et au passage un moyen détourné mais efficace pour faire porter les créations l’enseigne, tout en véhiculant l’image « fun » et désinvolte qui a fait le succès de la marque. Jonglant entre l’espagnol et le français, Manuel Martinez, responsable de la communication de Desigual est ravi de cette opération de « street marketing ». « Nous avons eu de très bon retours, beaucoup de personnes qui étaient présents à l’opération sont ensuite venus au magasin » ajoute une vendeuse. Un coup de pub réussit pour Manuel

Première boutique  française

L’Hexagone est le premier marché de Desigual à l’international. Mais jusqu’à présent, la marque était essentiellement diffusée via des boutiques multimarques (800 tout de même) et présente aux Galeries Lafayettes. La boutique Desigual de Marseille*est la première du genre en France. Inaugurée le 27 novembre dernier, elle est à l’image de la marque : complètement décalée. À l’intérieur, mélanges des genres pop art, trash, vintage, le tout toujours très coloré. Un jeu de lumière et de matières sur 300 m ². Homme, femme, enfant, Desigual rhabille tout le monde. Si certaines pièces ne sont pas données, la gamme est assez large et on trouve des tops à 40euros ou des petites robes à 70euros.  À l’extérieur, la vitrine donne le ton : « Wow ». En lettres de lumières, le thème de la saison est donné, au-dessus d’un lapin géant sortant d’un chapeau… « Chaque saison, nous partons d’une expression ou d’un mot et nous nous en inspirons pour toute la collection » explique Manuel. Pour le printemps prochain, la marque planche déjà sur le thème « Me and You ». L’implantation à Marseille ne doit rien au hasard, la marque étant davantage présente dans le sud de la France. Que les parisiennes se rassurent, une nouvelle boutique ouvrira  ses portes « surement l’année prochaine » confie Manuel. Encore un peu de patience !

Vitrine de la boutique Desigual

Vitrine de la boutique Desigual

*Desigual

18, rue de la République

13 001 Marseille

Marjorie Théry

 

 

 

Des créations à fleur de peau

 

 

Alice, une artiste aux doigts
Alice, une artiste a la créativité débordante

 

 

 

Un vent de créativité, d’élégance et d’imaginaire souffle dans l’atelier floral d’Alice, à Aix en Provence. Fleuriste ou artiste ? Il suffit de pousser la porte de sa boutique pour que le design floral accède au statut d’art et prenne tout son sens. Dotée d’un talent sans limite, cette jeune Aixoise « fleurte » avec les fleurs, leurs lignes et leurs expressions. Sa boutique est un laboratoire d’expériences végétales, depuis près de 12 ans. Le travail de cette artiste florale consiste à mettre en scène les fleurs, en y incorporant des éléments non végétaux. Pour un montant de 6 à 50 euros le résultat est chimérique: les créations tiennent en équilibre sur l’extrémité des vases, encerclés par des grillages, des chocolats, des bulles d’airs… « Je mélange mes compositions avec des fils en aluminiums, des branchages, des éprouvettes… Ces objets permettent de mettre en valeur les fleurs choisies. Mais il ne faut pas que les fleurs soient malmenées par les objets et perdent leur identité ».

Son défi est de sans cesse étonner, de déstructurer les matières puis de les retravailler, tout en respectant les exigences de sa clientèle. « L’approche est très différente d’un fleuriste traditionnel. Chaque client entre dans ma boutique avec un message que j’essaie de transposer sur mes créations, j’associe les fleurs avec ce qu’il m’inspire ». Un exercice de style, où règne le minimalisme graphique : des formes simplifiées et une pureté des lignes. Pour être dans le coup en matière florale, mieux vaut éviter les grossiers tournesols et les roses à gouttelettes. Les créations réussies sont celles qui évoquent l’imaginaire et le décalé. Tel un graphiste, Alice définit en premier lieu un concept, puis elle sélectionne les fleurs et les matières. L’artiste a une imagination inépuisable, « lorsque je commence la réalisation d’un bouquet j’essaie de retrouver l’esprit des éléments qui m’ont inspirés : une saison, les gens, les rues, des talons aiguilles, une musique… La richesse de ce métier, est que tout est source d’inspiration » explique Alice.

Une artiste qui ose transcender les lois florales, pour bousculer et réinventer les codes traditionnels du bouquet de fleurs. Une révolution florale où la priorité est donnée au charme, à la sensualité et à la poésie, tout en respectant les exigences des fleurs… Une rupture avec des décennies de classicisme. Son succès sera-t-il aussi éphémère que ses créations ? Un sujet épineux. Pour en savoir plus, Alice ouvre les portes de son jardin secret dès le mois de janvier 2009 et donne des cours de design floral dans sa boutique. Un modèle d’excellence et un prestigieux savoir artisanal à ne pas manquer !


 

Sabrina Gotlib

 

Adresse : L’Atelier d’Alice

41 bis, rue d’Italie – 13100 AIX EN PROVENCE

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