Une journée avec… Jean, jeune militant PS

19 11 2008

 

La jeunesse prend de plus en plus part au débat politique actuel

La jeunesse prend de plus en plus part au débat politique actuel

Il n’y a pas d’âge pour défendre ses idées. Jean, étudiant en histoire, le sait bien et milite au PS depuis toujours, ou presque. Le militantisme une affaire de famille, ses parents sont membres depuis plus de 20 ans et la petite sœur de 16 ans ne fait pas exception à la règle. Ce samedi 15 novembre se déroulait la deuxième journée du congrès de Reims, le nouveau centre d’intérêt de ce jeune Marseillais.

Si son père, professeur de mathématiques, écoute les infos à la radio, lui, préfère Internet : « On y trouve tous les discours quasiment en temps réel sans être obligé de se farcir les commentaires en voix off ». Assis, devant son ordinateur, le jeune militant ne tarde pas à donner son avis sur la candidature de Ségolène Royale « Qui en doutait ? Apparemment, elle pense que c’est plus important que l’unité du parti ». Sujet épineux qui centralise le sujet de discussion au déjeuner, ses parents sont séduits par son côté médiatique, qui selon eux, pourrait faire gagner la Gauche. Jean préfère Martine Aubry « ses idées sont modernes » argumente l’étudiant. « Il a ses opinions et les défend bien, même s’il est le seul de la famille à préférer Martine Aubry, cela anime les repas de famille », commente son père fièrement.

13 heures sur la terrasse d’un café, Jean discute avec un ami. En moins d’un quart d’heure la discussion prend une tournure politique. Les deux étudiants ne partagent pas les mêmes idées : «  Mais qu’est ce qu’il vient faire là-dedans Hamon ? Il ne veut même pas admettre le marché. Tant que le PS ne sera pas clair là-dessus, le Parti ne sera pas crédible. La crise nous a bien aidés, alors il faut saisir l’opportunité et se rassembler autour des idées, et non d’une personne !» s’emporte Jean. Discussion agitée, pourtant le garçon ne relèvera pas lorsque son ami parlera de Ségolène, quelques minutes plus tard. Lassé d’avoir mené cette discussion des dizaines de fois, ce n’est pas aujourd’hui que les amis trouveront un terrain d’entente.

Après son café, le jeune homme se met en route pour le QG. 58, rue Montgrand, le siège du MJS (Mouvement des Jeunes Socialistes) des Bouches du Rhône. Devant les photos des diverses actions organisées, Jean sourit, il n’arrive pas à cacher sa fierté. « Quand je vois des jeunes, qui ne sont pas du parti, se mobiliser lors d’évènements ponctuels, ça me donne encore plus d’énergie. Je me dis que c’est un peu grâce à nous et qu’on peut défendre certaines choses ». La journée du militant s’achève dans le débat avec d’autres partisans, des heures essentielles où chacun confie ses regrets et ses attentes, « je reste optimiste, j’espère que les partisans de la motion Delanoë, qui ne se présente pas, se reporteront sur Aubry » confie Jean. Bientôt l’heure de dîner, Jean rentre chez lui, au menu ce soir : quelle figure prendra le PS ? « Je suis conscient d’avoir reçu une culture militante par ma famille, c’est important pour moi d’être engagé et je comprends que d’autres s’en fichent complètement », explique le jeune militant.

Antoine Sarrailh